Solidarités humaines
Sommaire
Enfants et jeunes dans leur environnement familial, scolaire et éducatif
Prévention et protection maternelle et infantile (PMI)
Les actions conduites dans le cadre de la protection maternelle et infantile (PMI) relèvent de la compétence du Conseil départemental et sont inscrites dans le code de la santé publique. Le service de PMI est un service public, accessible à tous mais particulièrement attentif aux familles les plus vulnérables.
Le Conseil départemental a pour mission d’organiser des consultations, des visites à domicile et des actions de prévention médico-sociales à destination des femmes enceintes et des enfants de moins de six ans. Des bilans de santé en école maternelle pour les enfants âgés de trois-quatre ans sont organisés ainsi que la promotion de la santé sexuelle que le Département a déléguée par convention à quatre centres hospitaliers et au Planning familial 64.
Le Conseil départemental soutient des actions de prévention collective à travers des interventions au sein d’un espace des 1 000 premiers jours, ou encore par l’organisation d’ateliers collectifs à destination des femmes enceintes et des futurs parents.
Le Conseil départemental délivre les agréments individuels et collectifs. Pour les établissements d’accueil collectifs d’enfants de moins de six ans, le Conseil départemental délivre l’autorisation d’ouverture après avis de l’autorité organisatrice compétente.
Le Conseil départemental a organisé et financé la formation obligatoire des assistants maternels à domicile ou en Maison d’assistants maternels.

La PMI 2025 en quelques chiffres
Service public de la petite enfance (SPPE)
La loi Plein emploi a créé le Service public de la petite enfance (SPPE), politique de l’accueil du jeune enfant entrée en vigueur le 1er janvier 2025, et a réformé les temps de contrôle des modes d’accueils de la petite enfance.
Le SPPE vise à garantir à chaque famille une solution d’accueil de qualité pour son jeune enfant, à un prix raisonnable et comparable quel que soit le mode d’accueil.
Les principes d’action sont :
- lever tous les freins au développement de l’offre d’accueil ;
- replacer le respect des besoins des jeunes enfants au cœur des objectifs, pratiques et contrôles de l’accueil du jeune enfant ;
- attirer de nouveaux professionnels vers les métiers de la petite enfance ;
- aller vers chaque parent et chaque enfant pour les accompagner vers un accueil réellement universel.
Parmi les mesures, deux notamment impactent le Conseil départemental :
- le Conseil départemental délivre l’autorisation d’ouverture après avis de l’autorité organisatrice compétente ;
- coordonné avec le Comité départemental de service aux familles, un plan de contrôle annuel départemental d’inspection et de contrôle des EAJE est créé.
Acquisition d’un logiciel métier PMI : HORUS
Le Conseil départemental s’est doté d’un logiciel métier à destination des professionnels PMI de territoire : HORUS.
Ce logiciel est un véritable outil de suivi des parcours des usagers de la PMI, il va ainsi favoriser une plus grande fluidité et une meilleure lisibilité des dossiers usagers. En effet, le logiciel SOLIS ne permettait pas le suivi des parcours.
Il constitue également un outil de pilotage qui va permettre au service de mieux cibler les besoins et les parcours des publics ainsi que l’activité de la PMI des territoires.
De plus, grâce aux échanges de données avec différents partenaires (CAF, Éducation nationale, mairie), ce logiciel va permettre de gagner en réactivité d’action. Pour cela, en 2025 et 2026, des conventions ont été passées avec différents partenaires.
Enfin, en 2026, le déploiement d’HORUS va se poursuivre et se terminer afin qu’en 2027 toute l’activité PMI ait basculé sur ce logiciel.
Prévention
Le Conseil départemental, en vertu de sa mission de prévention, met en œuvre, dans le cadre de ses compétences obligatoires, des actions de prévention individuelle et de prévention spécialisée et développe en complément des actions de prévention collective dans le cadre d’une politique volontariste. Il apporte ainsi un soutien aux jeunes et à leurs familles visant à développer leur autonomie sur le plan familial, scolaire ou professionnel et à favoriser leur insertion.
Les actions de prévention individuelle : l’aide à domicile et les aides financières
Le Conseil départemental a pour priorité de soutenir et de préserver l’équilibre familial dans l’intérêt de l’enfant. Dans ce cadre, il finance un accompagnement individuel des enfants et des familles à leur domicile, assuré par des techniciennes en intervention sociale et familiale et des auxiliaires de vie sociale, qui contribue au développement des compétences parentales et consolide la relation parents/enfants. De plus, des aides financières peuvent être attribuées pour contribuer à la réalisation du projet de l’enfant dans le cadre des accompagnements au titre de la prévention.
La prévention spécialisée
La prévention spécialisée est une mission de protection de l’enfance, elle s’adresse aux jeunes de 11 à 21 ans. Son objectif est de prévenir la marginalisation, les situations de danger ou de risques et de faciliter l’insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles. Pour la mise en œuvre de cette mission, le Conseil départemental finance trois associations et délègue cette compétence à la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées, pour son territoire.
Les actions de prévention collective : animation des territoires et prévention auprès des jeunes
Le Conseil départemental, en partenariat avec la Caisse d’allocations familiales, poursuit son soutien financier auprès de 17 centres sociaux, quatorze espaces de vie sociale et cinq MJC pour leur mission d’animation de la vie sociale sur les territoires qui permet de rompre l’isolement des habitants, prévenir et réduire les exclusions, renforcer les solidarités entre les personnes en les intégrant dans des projets collectifs, leur permettant d’être acteurs et d’assumer un rôle au sein d’un collectif ou sur le territoire, ainsi que pour leurs actions auprès des jeunes de un à 18 ans, autour de projets et d’engagement citoyen.
Le Conseil départemental soutient aussi plusieurs actions :
- la prévention des ruptures scolaires : les dispositifs relais, le contrat d’accompagnement à la scolarité ;
- le soutien à la parentalité : la Maison du Parent, le Point Écoute Jeunes, les Maisons des adolescents… qui offrent des lieux d’écoute et d’accompagnement aux adolescents et à leurs parents ;
- l’accompagnement des enfants porteurs de handicap et de leurs familles : Handi ressources 64.
Protection de l’enfance
La protection de l’enfance est une compétence obligatoire pour les Départements. Le Conseil départemental assure la détection des enfants en situation de danger ou en risque de danger et leur mise à l’abri (parfois en urgence), le soutien éducatif des familles à domicile, la coopération avec les familles, l’organisation de l’accueil des enfants en établissement ou en placement familial.
Ces missions de protection constituent une démarche d’éducation et d’accompagnement à la parentalité et visent à préserver au maximum les liens de l’enfant avec sa famille.
Des moyens maintenus malgré un contexte budgétaire contraint
Malgré un contexte budgétaire difficile, le budget 2025 consacré à la protection de l’enfance est en augmentation par rapport à l’année 2024. La collectivité maintient son engagement pour faire face à la hausse des besoins.
L’accueil familial départemental
L’accueil par un assistant familial d’un enfant confié au Conseil départemental joue un rôle essentiel en matière d’aide sociale à l’enfance. Le Conseil départemental a fait le choix de développer ce mode d’accueil et réaffirme sa volonté de promouvoir un accueil familial de qualité.
Pour ce faire, les efforts engagés en 2024 en matière de communication autour du métier d’assistant familial ont été poursuivis en 2025.
En effet, le Service Placement familial a participé à des actions de promotion du métier dans le cadre de manifestations organisées par le service public « France Travail » (forum de l’emploi) et a ainsi pu communiquer autour des enjeux du placement familial.
Ce partenariat a également permis de relayer auprès d’un large public les supports élaborés par la collectivité dans le cadre de la campagne de communication.
L’ensemble de ces actions a permis une stabilisation des effectifs d’assistants familiaux employés par le Conseil départemental.
Par ailleurs, en avril 2025, est paru le texte relatif à la réforme de la formation obligatoire des assistants familiaux. L’évolution législative du dispositif de formation, qui confirme une nouvelle fois la volonté de professionnalisation de ce métier, a profondément modifié les obligations auxquelles sont dorénavant soumis les nouveaux professionnels.
En effet, depuis le 1er juillet 2025, chaque nouvel assistant familial doit suivre un stage préalable à l’accueil du premier enfant d’une durée de 100 heures, contre 60 heures précédemment.
Des groupes de travail sont en cours afin de coconstruire un dispositif conforme au référentiel issu de la réforme avec l’ensemble des acteurs de la protection de l’enfance œuvrant au sein du Conseil départemental.
Cette démarche participative transversale vise à élaborer des outils de formation adaptés à la réalité du métier d’assistant familial, conformes à la législation et uniformes sur l’ensemble du territoire départemental.
En outre, le Diplôme d’État d’Assistant Familial (DEAF), revalorisé dans le cadre de la réforme, a également été révisé tant sur sa durée (passage de 240 à 420 heures) que sur son contenu (blocs de compétences). Cette dernière obligation est effective à compter du 1er janvier 2026.
Le travail d’adaptation de l’offre de formation continue et la poursuite des ateliers d’analyse de la pratique ont permis de répondre aux attentes des professionnels et de les soutenir dans l’exercice de leur métier.
Enfin, la démarche de simplification des procédures engagée via la dématérialisation des modes de communication avec les assistants familiaux se poursuit.
Chiffres clés de la protection de l’enfance
Budget 2025 de la Direction Enfance famille et santé publique (PMI, Adoption, Prévention, Protection) :
111,1 M€ auxquels s’ajoute une enveloppe de 14 M€ consacrée à la rémunération des assistants familiaux
Assistance éducative à domicile :

La Cellule de recueil d’informations préoccupantes (CRIP)
Des enfants peuvent se trouver en situation de danger ou de risque de danger. Dans ces cas-là, la loi impose au Conseil départemental de recueillir et d’organiser l’évaluation de ces situations ainsi que la réponse à apporter pour mettre fin au danger ou au risque de danger. C’est le rôle de la Cellule de recueil d’informations préoccupantes (CRIP).
Pour l’année 2025, l’équipe de la CRIP, dans la continuité du travail engagé en 2024, a poursuivi :
- la diffusion du cadre départemental du traitement et de l’évaluation des IP auprès des professionnels des SDSEI ;
- les rencontres avec les partenaires institutionnels (espace des 1 000 premiers jours, PEP, IME Francis James, CAMPS, CCAS de Pau, directeurs d’école, directeurs de collèges, AID, Jeunesse et sports, gendarmerie…).
CONTACTER LE CRIP

L’accueil des Mineurs non accompagnés (MNA)
En 2025, le Conseil départemental a pris en charge 510 Mineurs non accompagnés dont 220 en contrat jeunes majeurs.
L’année 2025 a été marquée par une baisse de personnes se déclarant mineures (330 en 2025 contre 442 en 2024). Cette baisse du flux migratoire s’observe aussi au niveau national.
Focus sur le dispositif Santé protégée
Avec « Santé protégée », le Conseil départemental s’engage depuis six ans à offrir un parcours de soins complet aux enfants et adolescents relevant d’une mesure de protection de l’enfance. Cette initiative pilote est sur le point d’être déployée au niveau national.
Mis en œuvre dès 2020 à titre expérimental dans quatre départements volontaires dont les Pyrénées-Atlantiques, le dispositif Santé protégée permet de mieux appréhender la santé globale des enfants dans une démarche préventive en mettant en œuvre un parcours de soins coordonné pour chaque enfant et adolescent protégé.
À partir d’un bilan de santé réalisé chaque année par un médecin traitant (ou un médecin hospitalier ou un médecin de PMI), les jeunes bénéficient de soins adaptés. Les professionnels de la protection de l’enfance constatent une amélioration de l’état de santé des jeunes et une baisse significative des hospitalisations, y compris d’urgence, de l’ordre de 30 %.
L’augmentation des soins courants traduit également une diminution des situations dégradées.
Le partenariat
Le dispositif s’appuie sur un partenariat étroit avec l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine et l’association ICA Santé 64, porteuse du dispositif d’appui à la coordination (DAC) des Pyrénées-Atlantiques. Cette dernière assure par convention un suivi et la coordination du parcours de soins de chaque mineur, l’animation, le renforcement et la formation d’un réseau de professionnels médicaux et paramédicaux maillant l’ensemble du territoire départemental, une mise en lien et un accompagnement des professionnels de l’ASE et de santé intervenant auprès de chaque mineur.
Effectifs : équipe pluridisciplinaire de cinq coordonnatrices Santé protégée (quatre ETP) ayant chacune une file active d’environ 400 enfants.



Quelques chiffres clés dans le 64 (au 1er janvier 2026)
Collèges publics et privés
Le fonctionnement des collèges publics
Le bon fonctionnement des collèges publics est assuré notamment par le versement d’une dotation de fonctionnement, votée en octobre 2024 pour l’année civile 2025, à hauteur de 6 646 812 €. La dotation 2025 a été ajustée au regard de l’évolution des frais d’énergie et augmentée de plus de 9 %. Par ailleurs, le dispositif de solidarité, au regard du niveau des fonds de roulement de chaque collège, a été poursuivi. Au travers de sa dotation annuelle, mais aussi des éventuelles dotations complémentaires, le Conseil départemental assure ainsi une prise en compte au plus juste des besoins des collèges.

La restauration scolaire
La qualité, la sécurité et l’accessibilité des services de restauration des collèges publics sont un enjeu prioritaire pour le Conseil départemental, notamment dans le cadre de la démarche « Manger Bio & Local 64 » mais aussi des actions menées concernant l’amélioration de la qualité et de l’équilibre alimentaire (intervention d’une diététicienne, actions de formation, développement de bonnes pratiques entre établissements, appui au développement du repas végétarien hebdomadaire, développement des produits bio et locaux de qualité, lutte contre le gaspillage alimentaire…).
Le tarif unique départemental, associé au dispositif d’aide à la restauration scolaire, permet aux familles les plus modestes de s’acquitter des frais de restauration. Ce tarif unique, instauré dans les 42 restaurants scolaires des collèges publics gérés en direct par le Conseil départemental, était ainsi de 3,30 € par repas pour le forfait quatre jours en 2025.
Par ailleurs, l’aide départementale à la restauration a également été poursuivie. Cette aide vise à aider les familles d’enfants boursiers ou bénéficiaires de l’Allocation de rentrée scolaire (ARS) scolarisés dans un collège public ou privé des Pyrénées-Atlantiques à payer leurs frais de cantine (elle était, en 2025, de 0,60 €/repas pour les boursiers et de 0,45 €/repas pour les bénéficiaires de l’ARS).
Les collèges privés
Le Conseil départemental subventionne, conformément aux dispositions du Code de l’éducation, les 39 collèges privés sous contrat (33 collèges d’enseignement catholique, cinq collèges linguistiques basques et un collège linguistique occitan) qui accueillent, au total, près d’un tiers des collégiens des Pyrénées-Atlantiques, et ce tant au titre des dépenses de fonctionnement, dans le respect du principe de parité fixé notamment par la loi dite « Debré » (forfaits d’externat « part matériel » pour un total de 3,067 M€ et « part personnel » pour un total de 4,796 M€), que d’investissement (dispositif dit « loi Falloux »).
27 collèges privés sous contrat de l’enseignement catholique ont ainsi pu bénéficier de subventions d’investissement (« loi Falloux ») pour un montant total de 900 000 €. La Fédération Kolegioa, organisme de gestion regroupant les cinq collèges d’immersion en langue basque, a, pour sa part, bénéficié d’une aide de 190 963,90 € en la matière.
L’équipement numérique et la sensibilisation aux usages numériques
Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan « Collèges numériques 64 » et en conformité notamment avec les orientations du Schéma départemental des usages du numérique (SDUN), le Conseil départemental a poursuivi son action volontariste afin de permettre le développement des usages numériques éducatifs responsables au sein des collèges publics.
En 2025, la dynamique de développement des usages numériques éducatifs a ainsi été consolidée au travers des axes suivants :
- le renouvellement des matériels informatiques et leur maintenance par l’équipe des coordinateurs informatiques des collèges ;
- la poursuite du partenariat avec le FIPADOC et les collèges (dont la mise à disposition de casques de réalité virtuelle dans les collèges en vue de la diffusion de documentaires) ;
- les actions issues du SDUN se sont également poursuivies en 2025 dans leur déclinaison opérationnelle, de concert avec le syndicat mixte La Fibre64. Plus de 3 000 collégiens ont ainsi été accompagnés dans le cadre du PAEC (Programme d’actions éducatives pour les collégiens) autour des questions de citoyenneté numérique et du bon usage des réseaux sociaux.
Le Programme pluriannuel d’investissement (PPI)
Plus qu’un outil technique, le Programme pluriannuel d’investissement (PPI) décline la stratégie du Conseil départemental en faveur de la construction et de la réhabilitation des collèges sur plusieurs années. Il demeure l’outil privilégié du Département dans sa stratégie de modernisation et de réhabilitation de ses 49 collèges publics. Ce PPI s’organise autour des grands axes prioritaires suivants : sécurité, accessibilité, transition durable, conditions d’accueil et maîtrise des futurs budgets de fonctionnement. En 2025, la dynamique en faveur des collèges publics s’est poursuivie au travers de la mise en œuvre effective de ce PPI dédié.
Le 1er juillet 2016, le PPI « Collèges publics » a été voté par l’Assemblée départementale et doté de 100 M€. Le 27 juin 2019, ce PPI a été augmenté à 119,3 M€. Enfin, le 3 juin 2022, un complément de 80 M€ a été voté. Tout en restant dans le cadre de ces enveloppes financières, le montant et le phasage des opérations prévues au PPI « Collèges publics » ont été réajustés par l’Assemblée départementale le 17 octobre 2025.
La réalisation de ce PPI « Collèges publics » s’est concrètement traduite, en 2025, par les engagements suivants :
Phase travaux :
- fin des travaux au niveau des collèges Daniel Argote à Orthez (bâtiment Segpa), de Saint-Palais et de Cambo-les-Bains ;
- travaux en cours au niveau des collèges Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et d’Arzacq ;
- une opération engagée sur l’amélioration énergétique au collège de Bedous.
Phase études :
- collèges de Nay (restructuration) et d’Hendaye (extension) ;
- collèges d’Arthez (accessibilité) et d’Hasparren (énergie) ;
- collège de Morlaàs (amélioration énergétique et restructuration partielle avec un axe marqué autour de l’inclusion scolaire) ;
- études autour du projet de 50e collège public sur le secteur Nive-Adour.
Le programme dit de « grosses réparations », inclus dans les autorisations de programme du PPI « Collèges publics », est resté particulièrement important en 2025 (amélioration des conditions d’accueil des élèves et du personnel, sécurisation des établissements mais aussi conservation et pérennisation du patrimoine bâti des collèges). Une part de ce programme a concerné la mise en œuvre d’actions relatives à l’énergie (dont le collège d’Hendaye avec le raccordement au réseau de chaleur urbain).
Par ailleurs, le Conseil départemental a participé, par l’octroi de crédits délégués, au bon entretien du bâti et intervient également au titre des crédits d’urgence.

Collège de Cambo-les-Bains après sa structuration

L’équipement matériel et mobilier des collèges
Le renouvellement des équipements de mobilier et de matériel vient accompagner les travaux de restructuration des collèges.
Par ailleurs, un remplacement régulier de ces équipements est mis en œuvre afin de faciliter les conditions de travail des élèves, enseignants et personnels du Conseil départemental (mobilier scolaire, matériel de restauration…).
Un ambitieux programme de Grosses réparations, complémentaires au PPI
Le programme dit de « grosses réparations », particulièrement important en 2025 (près de 3 M€), a été déployé. Il prévoyait notamment des travaux nécessaires à la mise en accessibilité ainsi que la poursuite de la sécurisation des établissements. Par ailleurs, une action particulière a été engagée s’agissant de la question des sanitaires et des cours de récréation (dont le collège de Bizanos). Une part de ce programme concernait également la mise en œuvre d’actions relatives à l’énergie.

Création d’un préau dans la cour du collège des Lavandières, à Bizanos

Labellisation « En cuisine » des collèges publics
Tous les établissements publics sous gestion départementale ont poursuivi leur engagement dans un processus de labellisation « En cuisine » pris en charge par le Conseil départemental.
35 collèges et cités scolaires publics ont ainsi été labellisés « En cuisine ». Il s’agit du premier cahier des charges français pour une restauration collective plus bio, plus locale, plus saine, plus durable. Il prend en compte les enjeux sociétaux, environnementaux et de santé publique, dans une démarche progressive et positive. Il valorise les efforts déjà entrepris, encourage de nouvelles initiatives et apporte des garanties sur le fonctionnement global du restaurant scolaire.
Actions éducatives
Le Conseil départemental mène une politique éducative volontariste à destination des collégiens des Pyrénées-Atlantiques qui s’articule autour des grands axes suivants : encourager l’engagement citoyen ; favoriser l’autonomie et la réussite éducative ; contribuer à l’épanouissement et au bien-être ; garantir l’accessibilité et répondre aux spécificités territoriales.
participant à l’action du Département autour de la lutte contre la précarité menstruelle des collégiennes (mise à disposition de kits premières règles et de distributeurs de protections hygiéniques bio)
1 457 collégiens inscrits au prix BD des collégiens 2025-2026
soutenus dans le cadre du PAEC 2025-2026 (Programme d’actions éducatives pour les collégiens)
participant à l‘action « Jeunes en librairie »
formés au bon usage des réseaux sociaux
PAEC (Programme d’actions éducatives pour les collégiens) 2025-2026
L’offre éducative globale et transversale, présentée à travers ce programme, se composait de 17 actions et s’est organisée autour de quatre grandes thématiques : engagement citoyen, transition environnementale et santé, ouverture aux arts et cultures, découverte du territoire.
Le PAEC s’établit en coordination avec plusieurs directions du Conseil départemental (éducation, culture, jeunesse, sport, environnement, social, montagne, etc.) et les collèges peuvent en bénéficier selon deux modalités (appel à projets ou contact direct avec un service départemental ou une association partenaire).
S’agissant de l’année scolaire 2025-2026, 318 projets ont été retenus pour un montant total de subventions de 206 858 €. La majorité des demandes concernent les projets d’éducation artistique et culturelle (47 projets) et les voyages et échanges scolaires (66 projets). Environ 100 partenaires, notamment associatifs, interviennent et plus de 21 000 élèves bénéficient de ces actions éducatives.
Éducation artistique et culturelle
Le Conseil départemental a soutenu une cinquantaine de projets culturels portés par les collèges via l’action « Sensibilisation aux arts et à la culture scientifique » (arts visuels, audiovisuel et cinéma, cirque, danse, musique, théâtre, marionnette, culture et langues régionales, nouvelles technologies, arts numériques).
De plus, la collectivité porte le dispositif « Grandir avec la culture » avec un programme de quatorze ateliers de création artistique dans des collèges, accompagnés par des artistes professionnels. L’éducation aux images est aussi une priorité. Aux côtés de la DRAC Nouvelle-Aquitaine et en collaboration avec la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale, l’opération « Collège au cinéma » se poursuit en 2025, toujours avec la possibilité de travailler sur un quatrième film optionnel en langue régionale. De même, l’action « Smart Nomade », en partenariat avec le festival FIPADOC, propose aux collégiens et aux équipes éducatives des œuvres documentaires en réalité virtuelle dans les centres de documentation des établissements.
Mixité des cours de récréation
Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été de nouveau lancé par le Conseil départemental auprès des collèges publics des Pyrénées-Atlantiques pour travailler sur l’amélioration de la mixité et de l’égalité entre les filles et les garçons au niveau des cours de récréation. En effet, les études montrent que 80 % de l’espace des cours est concrètement monopolisé par des garçons via des jeux de balles et de ballons, les lieux mixtes étant généralement périphériques.
Un travail concret est ainsi engagé sur ce sujet de manière très concertée, à travers des séries d’ateliers participatifs auprès des élèves comme des communautés éducatives. Il fait appel à une forte expertise interne des services départementaux. Trois collèges ont été retenus en 2025 dans le cadre de cet AMI.

Réunion plénière du Conseil départemental des jeunes
CDJ (Conseil départemental des jeunes)
Le quatrième mandat 2024-2026 est en cours. Après s’être imprégnés des enjeux confiés par les conseillers départementaux, les cinquante collégiens élus ont voté, en juin 2025, pour des idées de projets qu’ils réaliseront en 2026 :
- vivre une expérience intergénérationnelle ;
- construire avec leurs professeurs, et avec le soutien de la Mission Actions culturelles du Conseil départemental, des projets d’éducation artistique et culturelle ;
- organiser une rencontre autour de l’inclusion par le sport, en partenariat avec l’UNSS ;
- concevoir une chasse au trésor qui permettra de sensibiliser le jeune public aux enjeux liés au dispositif « Réussir ma rando » (environnement, sécurité, cohabitation entre usagers de la montagne…) ;
- organiser une journée qui réunira 150 collégiens autour de la thématique de la solitude et de l’isolement des jeunes.
Accompagnement scolaire
Une politique départementale volontariste est poursuivie en matière de prévention du décrochage scolaire en direction des collégiens au travers d’un accompagnement professionnalisé, d’une accessibilité à l’accompagnement à la scolarité au plus grand nombre de familles dans le département.
Des conventions triennales de partenariat sont mises en œuvre : centre social Lo Solan (cité scolaire de Mourenx), centre social La Haüt (collèges d’Oloron-Sainte-Marie), association Diapason (collège de Lembeye), association Parcours Jeunes (collèges publics palois), association PROGRES (collèges d’Arzacq et Garlin). Ces associations, en lien étroit avec les collèges, proposent des solutions alternatives pour favoriser l’apprentissage (aide méthodologique, ateliers éducatifs ludiques, soutien à la parentalité…). Le soutien du Conseil départemental à ces structures s’élève à 69 000 €.
Sport et sensibilisation aux risques en milieu naturel
Opération Pilou Page (Gourette)
La 18e édition de l’opération Pilou Page a réuni 420 collégiens de treize établissements pour une immersion pédagogique dédiée aux risques en montagne hivernale. Encadrés par une centaine de professionnels et bénévoles brevetés, les élèves ont participé à sept ateliers techniques et ludiques pour apprendre les bons réflexes à adopter en milieu montagnard. Le SDIS a également réalisé une démonstration d’hélitreuillage avec son équipe cynophile. Une action emblématique qui contribue à former des citoyens responsables et sensibilisés à la sécurité en montagne.

À droite, Démonstration d’hélitreuillage dans le cadre de l’opération Pilou Page
Expérimentation Océan Attitude (Anglet)
54 élèves de troisième du collège Errobi de Cambo-les-Bains ont participé à une journée pilote consacrée aux risques spécifiques du littoral et aux gestes de prévention et de premiers secours. Encadrée par des professionnels, l’action alternait ateliers pratiques pour comprendre les dangers du milieu marin, adopter les bons gestes de prévention des noyades et s’initier aux gestes de premiers secours. Elle a également permis de développer une conscience environnementale des élèves.

Sport et prévention de la mort subite du jeune sportif
Le Conseil départemental a renouvelé, pour l’année 2025-2026, le dispositif de prévention de la mort subite du jeune sportif, permettant la réalisation d’électrocardiogrammes auprès des collégiens de quatrième et de troisième inscrits en sections sportives scolaires rugby. Cette action vise à détecter précocement d’éventuelles anomalies cardiaques, grâce à un examen réalisé en milieu scolaire et interprété par des cardiologues. Le Conseil départemental soutient le comité départemental 64 de rugby pour la mise en œuvre logistique du dispositif.
Autres actions éducatives
Le Prix BD des collégiens, les Prix des Jeunes Talents Littéraires ou encore le concours d’éloquence des collégiens ont été poursuivis en 2025.
Prix BD des collégiens
Prix 2025-2026 :
39 collèges, 56 classes et 1457 élèves de 4e inscrits.
Thématique : « Résister ».
Résultat des votes en avril 2026.
Citoyenneté numérique et bon usage des réseaux sociaux
Citoyenneté numérique et bon usage des réseaux sociaux
En partenariat avec le Syndicat mixte La Fibre64, plus de 3 000 collégiens sont accompagnés autour des questions de citoyenneté numérique et du bon usage des réseaux sociaux.
Un travail est également déployé pour l’acculturation des parents d’élèves à l’usage des outils numériques éducatifs.
Jeunes en librairie
Jeunes en librairie est un dispositif national, soutenu par le Département, qui permet de mener des projets visant à faire découvrir aux élèves l’univers du livre et des librairies indépendantes.
17 collèges et 453 élèves des Pyrénées-Atlantiques ont bénéficié d’aides du Département dans ce cadre.
Cette opération s’inscrit dans la continuité des actions menées en faveur de la lecture et de l’écriture des collégiens (Prix BD, concours d’écriture, concours d’éloquence…).
Insertion sociale et professionnelle des jeunes
Le soutien à l’insertion des jeunes s’inscrit pleinement dans la politique jeunesse et dans les orientations du Programme départemental d’insertion (PDI), affirmant la volonté du Conseil départemental d’agir pour l’autonomie des jeunes et aussi dans la prévention de l’entrée au RSA.
Le Fonds d’aide aux jeunes : favoriser l’insertion professionnelle et sociale des jeunes
Le Fonds d’aide aux jeunes a pour objet de favoriser l’insertion professionnelle et sociale des jeunes de 18 à 25 ans, par l’attribution d’aides financières ponctuelles motivées par le parcours d’insertion et la situation personnelle du jeune. Des projets collectifs peuvent également faire l’objet de financements.
c’est le montant de la participation financière du Conseil départemental au Fonds d’aide aux jeunes
c’est le montant des aides accordées
Le soutien aux Missions locales en prévention de l’entrée au RSA
En 2025, les quatre Missions locales du territoire ont accompagné vers l’emploi et la qualification 8 621 jeunes. Au travers du contrat d’engagement jeune, dispositif en vigueur depuis le 1er mars 2022, les Missions locales ont proposé un accompagnement individuel et intensif à 1 609 jeunes.
Le logement des jeunes, premier pas pour l’autonomisation
Le Conseil départemental soutient plusieurs actions pour développer des solutions adaptées en fonction des territoires. En 2025, cinq foyers de jeunes travailleurs (FJT) ont proposé 910 places à Pau, Bayonne, Anglet, Arzacq et Tarnos pour accueillir des jeunes en parcours d’insertion qui suivent une formation ou accèdent à un tout premier emploi, qui peut être précaire.
Parmi eux, certains ont, de plus, bénéficié d’un accompagnement renforcé en lien avec les services sociaux du Conseil départemental, en raison de difficultés sociales importantes. Il s’agit principalement de jeunes connus, à un moment de leur parcours, de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ou orientés spécifiquement dans le cadre du Plan départemental d’actions pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD). Ainsi, en 2025, les FJT ont accueilli 1 511 jeunes dont 441 (29 %) relevaient de cet accompagnement renforcé. Ceci représente une augmentation de 4 % par rapport à 2024.
ont bénéficié d’un accompagnement au logement, financé par le Conseil départemental
c’est le montant total du financement départemental des actions de soutien au logement des jeunes
Pack jeunes 64
Le Pack jeunes 64, voté lors de la Session du 3 juin 2022, a poursuivi sa mise en œuvre durant l’année 2025. Plusieurs actions phares :
- la plateforme numérique Boussole des jeunes, destinée aux 15-30 ans, est ouverte sur les thématiques emploi, formation, logement, santé et mobilité internationale. Elle recense 524 offres de services de 132 organismes partenaires. 1 522 recherches et 113 demandes de mise en relation avec un partenaire ont été effectuées ;
- le déploiement des animations « d’aller vers » de la Boussole des jeunes : environ 70 interventions et 2 450 jeunes accompagnés, notamment durant le « Boussole Tour » ;
- les actions en faveur de l’engagement citoyen des jeunes : des événements phares avec des jeunes, des professionnels de jeunesse, des élus (ex. : Projet’toi avec Unis-Cité…), les chantiers nature du programme « Empreintes durables » : 25 chantiers réalisés sur dix ENS et 84 jeunes participants.
Le collectif des jeunes ambassadeurs Pack jeunes poursuit son chemin, via deux rencontres par an. Une trentaine de jeunes impliqués composent cette instance de consultation, qui permet aux élus et aux services de rester au plus près des réalités des jeunes.

Jeunes et engagés
Le Conseil départemental soutient et valorise l’engagement citoyen des jeunes ressortissants de son territoire (jeunes sapeurs-pompiers, sapeurs-pompiers volontaires, jeunes en service civique, jeunes ayant effectué les trois phases du service national universel, jeunes élus au Conseil départemental des jeunes et jeunes ambassadeurs Pack jeunes) en leur attribuant des aides au financement du permis de conduire et/ou des formations BAFA et BNSSA.
Le Conseil départemental a ainsi accordé 37 aides en 2025 pour un montant total de 17 600 €.
Soutien aux projets associatifs en faveur de l’engagement citoyen des jeunes
Neuf projets permettent de soutenir des initiatives locales en faveur de l’engagement citoyen des jeunes (chantiers internationaux de jeunes bénévoles, festival des jeunes talents, Bien dans ma Pau, accès aux colos…). Des conventions de partenariat avec des associations départementales de jeunesse sont poursuivies (Francas 64, Pistes Solidaires, Unis-Cité). Ces soutiens représentent un budget total de 70 000 €.
Projets Jeunes 64
Les partenaires financeurs (Région, Caisse d’allocations familiales 64, MSA Sud-Aquitaine, Université de Pau et des Pays de l’Adour et CROUS Aquitaine) ont apporté leur soutien à une centaine de projets menés à l’initiative de jeunes, en matière de solidarité locale et internationale, de culture et d’environnement. Le Conseil départemental a soutenu 32 projets pour un montant total de 30 010 €.
Une nouvelle plateforme Projets Jeunes 64 a été développée avec de nouvelles fonctionnalités : espace ressources, actualités, nouveau formulaire de demandes.
Adoption – Accouchement dans le secret – Accès aux origines
En tant que chef de file de la protection de l’enfance, le Conseil départemental dispose de la compétence pour encadrer toutes les démarches et projets d’adoption depuis la délivrance de l’agrément jusqu’à l’intégration de l’enfant dans sa famille, pour mettre en œuvre le dispositif légal prévu en cas d’accouchement dans le secret, et pour faciliter l’accès aux origines personnelles.
L’adoption : accueillir, évaluer et accompagner les candidates et les candidats
L’agrément et le suivi des candidates et des candidats
88 candidates et candidats ont sollicité la mission et bénéficié de l’information obligatoire sur la procédure d’agrément et les réalités de l’adoption dans le cadre de réunions d’information collectives. 45 candidates et candidats ont été reçus en rendez-vous individuels.
32 évaluations ont été réalisées ou amorcées par les professionnels spécialisés en charge des agréments.
Au 31 décembre, 74 foyers sont titulaires de l’agrément et en attente d’une adoption dans le département des Pyrénées-Atlantiques.
L’adoption
Malgré l’effondrement des adoptions internationales enregistré depuis une dizaine d’années (69 adoptions réalisées par des Français en 2025), le Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques se maintient avec deux adoptions en 2025.
Au niveau national, huit adoptions d’enfants pupilles de l’État ont été réalisées et/ou accompagnées dans le département, dont six pour des enfants de moins d’un an.
19 familles ont été accompagnées dans le cadre du suivi post-adoption obligatoire pendant un an.
La Commission d’examen de la situation et du statut des enfants confiés (CESSEC) a été officiellement installée en janvier et s’est réunie deux fois, en juin et en novembre 2025.
L’accouchement dans le secret : accompagnement et prise en charge financière
Le Conseil départemental est chargé de coordonner le dispositif légal en matière d’accouchement dans le secret dans le cadre de protocoles signés avec les établissements de soins ; il assume également la prise en charge financière des actes médicaux qui en découlent.
En 2025, les échanges avec les professionnels des maternités se sont poursuivis et trois nouveaux correspondants du Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP) ont été nommés.
Ces personnels départementaux spécialisés ont pu accompagner six femmes ayant demandé à bénéficier de ce dispositif.
L’accès aux origines : en quête d’une identité ou mieux comprendre son histoire
Les enfants nés dans le secret peuvent demander l’accès à leurs origines. Cette mission s’exerce en lien avec le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP), qui dispose d’au moins un correspondant dans chaque Conseil départemental et qui assure la médiation entre l’enfant et la mère biologique lorsqu’une rencontre peut s’organiser. Trois dossiers CNAOP sont en cours de traitement en 2025.
De même, toute personne ayant bénéficié d’un placement à l’aide sociale à l’enfance peut demander l’accès à son dossier pour retracer et mieux comprendre son histoire. Un accompagnement dans la lecture du dossier est effectué par un professionnel de l’institution. Le service a reçu et traité plus de 75 demandes en 2025.
Publics vulnérables
Insertion sociale et professionnelle des publics vulnérables
Allocation RSA
14 418 foyers ont été bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) au 31 décembre 2025, dont 14 076 foyers ressortissant de la Caisse d’allocations familiales (CAF) et 342 de la Mutuelle sociale agricole (MSA), soit une diminution de 4 % par rapport à la fin de l’année 2024.
Le montant mensuel moyen de RSA versé aux allocataires s’est élevé à 547,19 € en 2024.
ont été versés aux bénéficiaires du RSA à fin décembre 2025, en hausse de 3,5 % par rapport à 2024, en lien avec l’augmentation du montant de l’allocation
L’orientation et l’accompagnement des bénéficiaires du RSA
En 2025, 6 893 allocataires du RSA ont bénéficié d’une nouvelle orientation sur le territoire, dont 27 % en accompagnement social, 20 % en accompagnement socio-professionnel et 53 % en accompagnement professionnel.
14 626 bénéficiaires du RSA ont été accompagnés : 4 997 en accompagnement social dont 70 % par les Services départementaux des solidarités et de l’insertion (SDSEI), 2 033 en accompagnement socio-professionnel dont 78 % par les Animateurs locaux insertion emploi (ALIE), agents du Conseil départemental, et 7 596 en accompagnement professionnel, dont 97 % par France Travail.
ont été affectés à ces accompagnements
L’insertion par l’activité économique
Les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) proposent un accompagnement et une activité professionnelle aux personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières. Ces structures sont conventionnées par l’État et bénéficient de concours financiers du Conseil départemental. Les salariés des ACI bénéficient d’une rémunération au moins égale au Smic.
sont présents dans les Pyrénées-Atlantiques.
sont en contrat.
sont en contrat
sont cofinancés par le Conseil départemental
sont consacrés par le Conseil départemental à ces structures
Le Programme départemental d’insertion et le Pacte territorial pour l’insertion : un document unique
À travers le Programme départemental d’insertion – Pacte territorial pour l’insertion (PDI-PTI) 2024-2028 et ses déclinaisons territoriales, le Département a la volonté d’apporter une réponse adaptée aux niveaux départemental et territorial, avec une ambition de retour à l’emploi pour tous.
Le PDI-PTI 2024-2028 s’adresse aux personnes bénéficiaires du RSA, aux jeunes suivis par les Missions locales ou par les Services départementaux des solidarités et de l’insertion (SDSEI), les salariés en insertion par l’activité économique (IAE).
Il est fondé sur une logique de parcours décomposé en quatre étapes claires (l’entrée dans le parcours, le suivi de parcours, l’accompagnement pluridisciplinaire, la sortie de parcours) qui s’intègrent dans un ensemble cohérent au profit de l’usager et de la finalité visée : son insertion dans un emploi durable et de qualité.
Ce nouveau PDI propose une nouvelle configuration de notre offre de services, structurée autour de marchés publics, constituant ainsi une réponse départementale et territoriale adaptée aux besoins des usagers.
La mise en œuvre de la loi pour le plein emploi
Promulguée le 18 décembre 2023, la loi pour le plein emploi est pleinement entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2025, avec la généralisation de l’inscription automatique à France Travail pour les personnes sans emploi, notamment les allocataires du Revenu de solidarité active (RSA), les jeunes suivis par les Missions locales et les personnes en situation de handicap. Chaque personne bénéficie désormais d’un parcours d’accompagnement structuré, fondé sur un diagnostic global et un contrat d’engagement coconstruit avec un organisme référent.
Dans ce cadre, le Département joue un rôle central en tant que chef de file de l’action sociale. Il s’est pleinement impliqué dans la mise en œuvre de cette réforme dès avril 2023, en tant que territoire pilote de l’expérimentation de l’accompagnement rénové des bénéficiaires du RSA sur les sites de Billère et Jurançon.
Afin de répondre aux enjeux de cette réforme, notamment une entrée en parcours accélérée, les 25 Animateurs locaux d’insertion emploi (ALIE) proposent des créneaux sur une plateforme dédiée en vue de réaliser des rendez-vous téléphoniques d’orientation. Un référent de parcours est alors désigné afin d’accompagner la personne dans son parcours d’insertion (sociale, socio-professionnelle, professionnelle). Ensemble, ils élaborent un contrat d’engagement avec des objectifs personnalisés, adaptés, et structurent un plan d’actions incluant la réalisation de quinze heures d’activités hebdomadaires.
Inclusion sociale des personnes en difficulté (tout public en précarité)
Le Conseil départemental intervient dans plusieurs domaines. Il apporte notamment un soutien important au secteur de l’aide alimentaire. Il s’est engagé dans la coordination des acteurs avec les deux banques alimentaires du territoire et finance des épiceries sociales et des groupements d’alimentation familiale. Ces structures mettent en place la distribution d’aide alimentaire et un accompagnement des familles dans la gestion de leur budget par des conseillères en économie sociale et familiale. Des ateliers collectifs sont également organisés autour de différentes thématiques : cuisine, lutte anti-gaspillage, création de ses propres produits d’entretien, etc.
Le Conseil départemental soutient 8 structures associatives qui accompagnent les publics les plus démunis :
- dans l’accès aux droits pour 96 426 € ;
- dans une meilleure gestion de leur budget ou un accompagnement administratif pour 23 944 € ;
- dans l’accès aux biens matériels (recycleries) pour 12 600 € ;
- en développant « l’aller vers », avec le déploiement d’un bus mobile pour 4 560 €.
c’est le montant de la contribution du Conseil départemental au soutien de deux banques alimentaires, sept épiceries sociales et trois groupements d’alimentation familiale
pour 4 536 ménages c’est la contribution du Département aux aides à la subsistance aux cantines scolaires et à diverses aides liées à la lutte contre la précarité
Habitat et logement
Le Conseil départemental met en œuvre une politique volontariste « logement habitat » dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire et de soutien aux publics qu’il accompagne pour l’accès au logement et le maintien dans des conditions dignes.
Ces deux actions ne peuvent être dissociées : elles trouvent leur complémentarité dans des documents structurants comme le Plan départemental de l’habitat (PDH) et le Plan départemental d’actions pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD), copilotés avec l’État.
Logement et insertion
Le Plan départemental d’actions pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD) prévoit les mesures nécessaires pour favoriser l’accès et le maintien des personnes en difficulté dans un logement digne. Il s’agit de mesures d’accompagnement et de versement de secours financiers.
En 2025, les personnes en difficulté ont pu bénéficier d’une mesure d’accompagnement spécifique, individuelle ou collective. Le Conseil départemental a consacré 633 625 € à ces mesures. Il soutient notamment le Bureau d’accès au logement. Outre l’accompagnement à la recherche de logement et à l’autonomie des personnes, des visites techniques permettent de vérifier la qualité du logement et de donner des conseils sur les écogestes. Une action spécifique est également menée sur la prévention des expulsions.
D’autres mesures permettent d’offrir concrètement une solution de logement au public. Il s’agit du logement intermédiaire, avec des appartements relais. Le montant de ces solutions complémentaires d’hébergement et de logement s’élève à 360 000 €.
Pour ces mesures, le Conseil départemental a bénéficié de crédits complémentaires de l’État dans le cadre du Contrat local des solidarités (309 109 €).
Le versement d’aides financières via le Fonds de solidarité logement (FSL) est une obligation du Conseil départemental afin de permettre aux personnes et aux familles en difficulté d’accéder au logement et de s’y maintenir après règlement de dettes locatives ou liées à l’énergie.
consacrés au soutien aux publics en difficulté
pour des aides financières individuelles (Fonds de solidarité logement)
pour des mesures d’accompagnement, de logement, d’hébergement et de prévention des expulsions
Le Plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD)
D’une durée de six ans, le PDALHPD est copiloté par le Préfet et le Président du Conseil départemental.
Il structure la politique logement sur le territoire départemental.
Il prévoit des actions pour permettre aux personnes défavorisées d’accéder à un logement digne et de s’y maintenir, et de bénéficier, le cas échéant, d’un accompagnement adapté à leurs besoins.
L’année 2025 a été consacrée à l’élaboration de ce plan, destiné à être adopté par l’Assemblée départementale lors de la Session de février 2026.
Il comprend quatre axes stratégiques et 14 fiches actions.
- Axe 1 : améliorer la gouvernance, le suivi et l’animation du plan.
- Axe 2 : encourager les initiatives pour des propositions de logement et d’hébergement adaptées.
- Axe 3 : faciliter le parcours résidentiel et prévenir les ruptures par des accompagnements adaptés et coordonnés.
- Axe 4 : renforcer la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique.
Politique habitat
Le Conseil départemental a poursuivi en 2025 une politique habitat ambitieuse, structurée et pleinement ancrée dans les réalités territoriales et humaines. Cette stratégie volontariste vise à répondre à la diversité des besoins en logement, tout en accompagnant les transitions sociales, démographiques et environnementales.
Dans ce cadre, le Département a accompagné et financé la production de 402 logements locatifs sociaux, dont 301 destinés à des ménages aux ressources très modestes, affirmant ainsi son engagement en faveur de l’accès au logement pour les publics les plus fragiles. Pour soutenir cette dynamique, 5,5 M€ ont été mobilisés sur fonds propres, complétés par 1,2 M€ de crédits délégués via le fonds national des aides à la pierre de l’État.
mobilisés sur fonds propres, complétés par 1,2 M€ de crédits délégués via le fonds national des aides à la pierre de l’État
locatifs sociaux
Par ailleurs, un effort significatif a été consacré à la qualité et à la pérennité du parc existant. Le Conseil départemental a ainsi attribué 956 000 € à la réhabilitation du parc locatif communal conventionné (48 logements concernés).
pour la réhabilitation du parc locatif communal conventionné 48 logements concernés
L’action départementale s’est également fortement déployée en direction du parc privé. À travers le programme d’intérêt général « Bien chez soi », sous maîtrise d’ouvrage départementale, 641 logements appartenant à des propriétaires privés occupants et bailleurs ont bénéficié d’opérations de rénovation, d’amélioration et d’adaptation. Ce programme a permis de mobiliser en 2025 18 M€ de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), dans le cadre de la convention de délégation au Conseil départemental de la compétence de l’État, ainsi que 2,5 M€ sur fonds propres, témoignant d’un effet de levier particulièrement significatif.
appartenant à des propriétaires privés occupants et bailleurs ont bénéficié d’opération de rénovation, d’amélioration et d’adaptation
de l’Agence nationale de l’habitat (Anah)
sur fonds propres
En matière d’accession sociale à la propriété, le Conseil départemental a soutenu le financement de 302 logements sous bail réel solidaire, pour un montant total de subventions de 3,5 M€, facilitant ainsi l’accès à la propriété des ménages modestes.
financés pour l’accession sociale à la propriété
Face aux enjeux liés à la transition démographique et au vieillissement de la population, le Conseil départemental a renforcé son accompagnement au développement d’une offre exemplaire d’habitat inclusif à Oloron-Sainte-Marie, à destination de personnes âgées autonomes et d’adultes en situation de handicap intellectuel. En complément, 250 logements privés ont été adaptés pour répondre à la perte d’autonomie, favorisant le maintien à domicile.
Dans une logique de sobriété foncière et de revitalisation des territoires, plusieurs opérations de recyclage de fonciers existants en centre-bourg et en centre-ville ont été accompagnées, notamment à Garlin, Saint-Jean-le-Vieux, Bayonne et Pau.
Enfin, une attention particulière a été portée au développement de solutions d’hébergement pour des publics spécifiques. Des projets structurants ont ainsi été soutenus à Oloron-Sainte-Marie, Lembeye et Buzy, en faveur de l’accueil de jeunes travailleurs, de saisonniers et de personnes en formation, en réponse à des besoins essentiels pour le dynamisme du territoire.

Ferme Labourdette à Oloron qui accueillera un foyer pour jeunes travailleurs (22 logements)

Hôtel Pelerin à Lembeye, un exemple de recyclage d’un foncier existant et vacant en centre-bourg qui verra la création d’une résidence pour saisonniers
Gens du voyage
La dynamisation de la gouvernance départementale
Le Schéma départemental des gens du voyage 2020-2026 repose sur deux principes forts : la prise en compte des besoins complémentaires d’équipements et d’accompagnement social des usagers, et la construction d’une stratégie concertée avec l’ensemble des Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) du territoire.
Pour animer le schéma au plus près des territoires et des usagers, plusieurs comités ont été créés :
- des comités territoriaux regroupant les services de l’État, les EPCI et le Conseil départemental, à l’échelon des arrondissements ;
- un comité départemental de coordination sociale animé par le Conseil départemental et regroupant l’ensemble des acteurs de l’Éducation nationale, de la santé et de l’accompagnement social ;
- deux comités sociaux locaux (Béarn et Pays basque) chargés de mettre en œuvre les décisions du comité départemental.
Un soutien et un partenariat en faveur des gens du voyage
Le Conseil départemental, outre la mobilisation de ses propres services sociaux de droit commun, soutient la Communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées (CAPBP) pour l’accompagnement des familles par le financement de deux postes de travailleur social à hauteur de 50 %.
Ces agents suivent particulièrement les opérations des terrains adaptés des Mérisiers à Pau (41 logements) et des Roselières à Lons (14 logements), et tiennent une permanence une demi-journée par semaine sur les terrains de Lons et de Lescar.
Enfin, l’association Gadjé voyageurs 64 a cessé son activité en décembre 2024. L’État et le Conseil départemental ont mené des travaux pour mettre en œuvre un groupement d’intérêt public (GIP). Dans un premier temps, il a été question d’interroger les EPCI, les communes et les institutions pour connaître leurs besoins et leurs possibilités d’engagement dans ce GIP. Les travaux se poursuivront en 2026.
Personnes en perte d’autonomie
Accompagnement du bien vieillir à domicile
Le Conseil départemental intervient auprès des personnes âgées vivant à domicile par le biais de plusieurs prestations (APA, aides ménagères, aide aux aidants familiaux, portage de repas, etc.) afin de permettre leur maintien à domicile.
Le Conseil départemental a accompagné les bénéficiaires de l’Allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) afin de les assister dans les gestes de la vie quotidienne. Cette prestation permet de financer des aides humaines, des aides techniques et de l’aide au répit.
Le Conseil départemental a accompagné la réforme des services autonomie à domicile et poursuivi son soutien financier à ces opérateurs : tarif horaire plancher de 24,58 €, dotation qualité accordée à 37 services.
ayant des droits ouverts à l’APA à domicile (12 348 bénéficiaires avec droits payés), pour des dépenses de 62 M€
Financement dotation qualité
agréées de familles d’accueil
bénéficiaires de l’allocation de placement familial
Accueil des seniors en établissement
Le Conseil départemental est chargé de l’autorisation, de la tarification, de l’accompagnement et du contrôle des structures accueillant des seniors autonomes ou en perte d’autonomie.
Aide sociale à l’hébergement
Le Conseil départemental peut accorder une aide sociale aux personnes dont les ressources sont insuffisantes pour couvrir les frais d’hébergement dans un établissement public ou privé habilité à l’aide sociale.
APA en établissement
L’Allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) en établissement, versée par le Conseil départemental, permet aux personnes de financer une partie ou la totalité des frais liés à l’accompagnement de leur perte d’autonomie (tarif dépendance).
accompagnés en moyenne en 2025 par l’aide sociale à l’hébergement, pour des dépenses de 14,60 M€ (dont Ségur)
bénéficiaires de l’APA en établissement, pour des dépenses de 32,80 M€
Actions en faveur de l’habitat accompagné, partagé, inclusif
Le Conseil départemental intervient auprès des publics vulnérables (âgés et/ou en situation de handicap) afin d’encourager le développement d’une offre locative sociale innovante de logements alternatifs à loyer modéré destinée à ces publics. L’objectif est tout autant de faciliter le maintien à domicile, de favoriser le lien social et de soutenir une forte inclusion des publics en perte d’autonomie.
En 2025, le Conseil départemental a poursuivi le déploiement de la prestation d’aide à la vie partagée (AVP) qui vise à aider les habitants concernés à financer la mise en œuvre du projet de vie sociale et partagée au sein des habitats inclusifs conventionnés avec le Conseil départemental.
Le territoire compte désormais 20 habitats conventionnés qui sont ainsi soutenus sur la période 2025-2032 pour l’équivalent de 200 logements, dont : 96 pour les personnes âgées et 104 pour les personnes en situation de handicap.
3 nouveaux projets conventionnés en 2025
- Oloron-Sainte-Marie (association ADAPEI)
- Sauvagnon (association Etincelle 64)
- Serres-Castet (Commune)
Soutien aux acteurs de l’autonomie
Le Conseil départemental anime, accompagne et soutient les acteurs du territoire pour faciliter le parcours et l’accompagnement des personnes âgées, des personnes handicapées et de leurs aidants. Il finance à cet effet la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), les Centres locaux d’information et de coordination (CLIC) et d’autres organismes portant des actions d’information, de communication et d’accompagnement, visant à faciliter le parcours, à lutter contre l’isolement, à soutenir les aidants mais aussi les professionnels.
Le Conseil départemental a mis en œuvre à compter du 31 mars 2025 la Maison départementale de l’Autonomie (MDA), destinée à informer, orienter et accompagner les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.
La MDA s’appuie sur :
- 18 points d’accueil physique de proximité sur le territoire ;
- une plateforme téléphonique d’accueil avec un numéro d’appel départemental ;
- un site internet disposant d’accès à des téléservices pour déposer des demandes d’aide ;
- une mise en relation rapide avec un professionnel du Conseil départemental ou de la MDPH pour faciliter les démarches.

Projet de danse « Le songe d’une nuit d’été à Egoa» mené par le Centre Chorégraphique National – Malandain Ballet Biarritz à l’Ehpad Egoa de Bassussarry, auprès de résidents et d’enfants du centre de loisirs de la commune (photo Stéphane Bellocq)
Culture Seniors
Avec le dispositif « Culture Seniors », le Conseil départemental permet aux personnes âgées dépendantes, à leurs familles et aux équipes des Ehpad et résidences autonomie, d’accéder à la culture en rencontrant des artistes et des œuvres. La pratique artistique des résidents est au cœur de ces projets. Conçu en partenariat avec la DRAC Nouvelle-Aquitaine et l’Agence régionale de santé, ce dispositif est reconnu depuis sa création il y a neuf ans, tant par la qualité des projets proposés que par les bénéfices qu’ils procurent aux seniors, aux personnels de santé ainsi qu’aux artistes qui confrontent leurs créations à ces publics.
En 2025, 19 projets menés dans des Ehpad, des unités de soins de longue durée et des résidences autonomie
En complément, « À l’Ehpad comme au cinéma », en partenariat avec les festivals Fipadoc et Biarritz Amérique latine, permet de programmer une sélection de films dans huit autres établissements pour personnes âgées.
Accompagnement inclusif du handicap jeunes
Le Conseil départemental accompagne les situations de perte d’autonomie dès le plus jeune âge et veille à favoriser une démarche inclusive en milieu ordinaire, la plus précoce possible, par le biais de prestations ou d’actions concourant à la scolarisation en milieu ordinaire.
Le Conseil départemental verse une Prestation de compensation du handicap (PCH) pour accompagner les besoins de compensation des personnes de moins de 20 ans, afin de faciliter leur vie quotidienne.
Le Conseil départemental organise par ailleurs les transports scolaires adaptés, individuels ou collectifs, pour les élèves du primaire et du secondaire en situation de handicap, qui ne sont pas en mesure de prendre les transports en commun. Il finance à ce titre les trajets et indemnise le cas échéant les familles lorsqu’elles organisent elles-mêmes ce transport.
Cette mission participe pleinement à garantir le principe de « l’école pour tous ».
perçoivent la PCH à fin 2025
Montant des dépenses de PCH pour les moins de 20 ans
Accompagnement inclusif handicap adultes en milieu ordinaire
Le Conseil départemental intervient au plus près des usagers porteurs de handicap avec la volonté de promouvoir la vie en milieu ordinaire dans le cadre d’un objectif inclusif.
Le Conseil départemental alloue des prestations, notamment la Prestation de compensation du handicap (PCH), pour permettre la mise en place d’aides humaines et techniques au domicile des personnes et ainsi faciliter leur vie quotidienne.
de la PCH et de l’allocation compensatrice
consacrés à ces prestations en 2025
Le Conseil départemental finance également des services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) ou d’accompagnement médico-social (SAMSAH) pour faciliter le maintien en milieu ordinaire et favoriser le développement de l’autonomie et l’autodétermination des personnes.
Il assure également l’agrément des familles d’accueil, qui permet à une personne âgée ou à une personne handicapée d’être hébergée, à titre onéreux, au domicile d’une famille. Une allocation de placement familial peut être attribuée sous conditions de ressources.
sur le territoire
sur le territoire
(en moyenne) bénéficiaires de l’allocation de placement familial pour une dépense de 398 000 €
Fait marquant 2025
Ouverture du SAMSAH ARIMOC (handicap moteur, cérébral et cognitif) à Pau – 20 places.
Développement de l’accessibilité au sport pour les personnes en situation de handicap
Au titre de la politique sportive du Conseil départemental, des interventions départementales en faveur des publics prioritaires empêchés, notamment les personnes en situation de handicap, sont conduites, en vue de faciliter leur accessibilité aux pratiques sportives.
Des conventions d’objectifs et de moyens sur la durée de l’Olympiade 2025-2028 ont été conclues avec les comités sportifs départementaux délégataires Handisport et Sport adapté.
Les actions de développement envers les publics porteurs de handicaps sont valorisées dans le cadre des conventions avec les acteurs du sport, les comités sportifs départementaux parasportifs délégataires (kayak, handball, judo, escalade, rugby, tennis, volley…) et ceux du sport scolaire (Union sportive de l’enseignement du premier degré (Usep), Union nationale du sport scolaire, UNSS). Le Collectif inclusion par le sport (CIS) est accompagné pour son programme d’action annuel de six journées (voile, danse, rando, multisport, raquette) commun envers des collégiens et des instituts médico-éducatifs.
Le dispositif « Réunis pour l’inclusion » vise la mise en œuvre d’activités physiques de pleine nature adaptées, ouvertes aux personnes en situation de handicap ainsi qu’à leurs aidants, afin de lutter contre la sédentarité, l’isolement et le renoncement à la pratique sportive. La recherche de financements privés permet d’impliquer les acteurs économiques locaux, de sécuriser les actions engagées et de mutualiser les ressources.
Le collectif « Sport et partage », composé par le Conseil départemental et les comités départementaux des sports adaptés, Handisport, Comité départemental olympique et sportif, a organisé en 2025 deux événements « pour une pratique sportive partagée », à Lescar le 12 mars et à Saint-Jean-de-Luz le 4 juin. Ces journées, qui visent à promouvoir l’intégration sociale par le sport et à encourager la pratique sportive en mixité, ont rassemblé plus de 100 personnes en situation de handicap et leurs accompagnants, en famille ou avec leur établissement, ainsi qu’un public valide (UNSS, UDSEP, CLSH, familles…).

Journée « Sport et partage » à Saint-Jean-de-Luz, le 4 juin

Journée « Sport et partage » à Lescar, le 12 mars
Ces journées ont une vocation à moyen terme de :
- labellisation des clubs « valides – handicapés, pour une pratique sportive partagée » ;
- animation du réseau des clubs labellisés au travers de soirées thématiques, dont celle menée le 18 décembre qui a rassemblé 27 clubs ;
- mise en place de formations des bénévoles des clubs « accueil des personnes en situation de handicap » ;
- programmation d’actualités mensuelles sur la plateforme de la Maison de l’autonomie (MDA).
Accueil du handicap adulte en établissement
Lorsque le handicap limite trop fortement l’autonomie pour permettre une vie en milieu ordinaire, la personne peut être orientée à sa demande vers un établissement pour adulte dont la nature correspond au niveau d’accompagnement nécessaire.
Environ 1 340 adultes sont accompagnés financièrement par le Conseil départemental dans ce cadre.
Le Conseil départemental autorise, finance et contrôle ainsi ces différentes catégories d’établissements pour un total de 1 564 places. Un peu plus de 10 % de cette offre en établissement est proposée sous forme d’externat, ce qui permet de favoriser une démarche inclusive d’accompagnement en institution assortie d’une vie en milieu ordinaire.
| Catégorie | Hébergement permanent | Accueil temporaire | Externat | TOTAL |
|---|---|---|---|---|
| Foyer d’hébergement | 591 | 5 | 596 | |
| Foyer de vie | 458 | 10 | 123 | 591 |
| MAPHA | 128 | 128 | ||
| Foyer d’accueil Médicalisé | 199 | 6 | 5 | 210 |
| Section annexe ESAT | 39 | 39 | ||
| TOTAL | 1 376 | 21 | 167 | 1 564 |
soit 7,6 M€
Déclinaisons territoriales des solidarités, quelques actions menées au sein des SDSEI
Chaque Service départemental des solidarités et de l’insertion (SDSEI) développe son propre Projet social de territoire (PST) pour répondre au plus près aux spécificités de son territoire d’intervention.

SDSEI Pays basque intérieur : prévenir les violences intrafamiliales
Dans le cadre de la prévention des violences intrafamiliales (VIF), le Service départemental des solidarités a organisé, en 2025, des points d’information à destination des usagers du territoire. Cette action, portée par le groupe VIF, s’est traduite par des interventions au sein de plusieurs supermarchés du territoire, permettant d’aller au contact direct du public et de favoriser les échanges autour de cette thématique sensible. Les professionnels mobilisés ont sensibilisé les usagers, diffusé des supports d’information et présenté les dispositifs d’accompagnement existants.
Cette démarche « aller vers » a suscité un intérêt réel, tant de la part du public que des structures d’accueil, et a contribué à mieux faire connaître les missions du Département et les ressources disponibles en matière de lutte contre les violences intrafamiliales.
Activité « Baby rugby » sur la plage de Saint-Jean-de-Luz avec le SDSEI Nive-Nivelle
Dans le cadre de ses actions collectives à visée éducative, le SDSEI Nive-Nivelle a organisé une séance de baby rugby sur la plage de Saint-Jean-de-Luz, réunissant quatre enfants âgés de 4 à 5 ans pris en charge par l’ASE, trois assistantes familiales et une adolescente de 16 ans souhaitant s’impliquer dans l’encadrement.
L’action a été conçue et animée par une apprentie éducatrice spécialisée titulaire d’une qualification en baby rugby, sous la supervision de sa tutrice d’apprentissage. Malgré des conditions météorologiques défavorables, les parcours ludiques et adaptés aux enfants ont suscité l’adhésion immédiate des enfants, favorisant leur engagement, le développement de leur motricité et la coopération. La journée s’est conclue par un pique-nique partagé, préparé par les assistantes familiales.
Cette initiative a constitué une réussite tant sur le plan éducatif que relationnel, illustrant la pertinence des activités sportives adaptées comme outil d’accompagnement auprès des jeunes enfants. Elle a également offert un cadre propice au renforcement des liens entre enfants, professionnels et familles d’accueil, tout en mettant en valeur l’engagement et les compétences d’une apprentie en cours de formation et en apportant une expérience enrichissante à la jeune de 16 ans qui se destine à travailler avec les enfants.


Projet Ados du SDSEI Adour BAB
Dans le cadre de ses missions, le SDSEI Adour BAB accompagne un public d’adolescents et de futurs jeunes adultes. Une meilleure anticipation des questionnements relatifs à la santé, au bien-être et à l’insertion est de nature à faciliter la transition vers l’âge adulte.
Depuis 2020, en lien avec ses partenaires et les services Culture, Sport et Environnement du Conseil départemental, le SDSEI Adour BAB propose aux jeunes âgés de 8 à 21 ans un programme de mobilisation dont le contenu évolue chaque année afin de maintenir un intérêt renouvelé.
Résultats attendus :
- construire un parcours de mobilisation à destination des adolescents et des futurs jeunes majeurs ;
- proposer des actions dans les domaines de la culture, du sport, du bien-être et de la santé ;
- développer des actions visant à anticiper l’échéance de la majorité.
Ce parcours de mobilisation est proposé depuis janvier 2020. Pour l’année 2025, l’action a enregistré 140 participations et a concerné 53 enfants et adolescents. Les actions sont destinées aux enfants relevant de l’Aide sociale à l’enfance, mais également, dans une logique de prévention, à ceux vivant dans des familles accompagnées par la polyvalence.
SDSEI Nive-Nivelle : une invitation envoyée pour un moment festif, pour rompre l’isolement
En 2025, une action collective de lutte contre l’isolement des personnes âgées a été menée sur le territoire Nive-Nivelle. Elle a consisté à inviter des personnes âgées vivant à domicile, repérées comme isolées ou sortant peu, à participer à un temps festif favorisant la rencontre et le lien social. Les invitations, réalisées par des élèves de première ASSP (Accompagnement, soins et services à la personne) du Lycée Saint-Joseph d’Ustaritz, ont servi de point de départ à cette démarche.
La rencontre s’est déroulée sous la forme de quatre ateliers, dont un de médiation animale, suivis d’un goûter, permettant des échanges intergénérationnels et la découverte d’actions locales. Cette initiative a contribué la promotion des actions de lutte contre l’isolement des personnes âgées, au décloisonnement des actions et à la mise en place de nouvelles collaborations.

Ateliers nutrition-cuisine au SDSEI Est-Béarn
Dans le cadre des projets insertion du PST du SDSEI Est-Béarn, des ateliers « nutrition-cuisine » sont mis en place sur le site de Nay. Depuis avril 2024, six ateliers ont eu lieu sur différentes communes : Bénéjacq, Igon, et Montaut.
Ces ateliers sont animés par des professionnels du SDSEI et par une nutritionniste financée par la Banque Alimentaire du Béarn. Elle vient une fois par mois avec recettes, aliments, et matériels de cuisine pour animer ces ateliers.
Ils ont lieu une fois par mois dans des salles mises à disposition par les mairies et associations. L’objectif est d’assurer du lien social et de favoriser le bien manger pour des publics vulnérables et isolés.
Les groupes sont d’environ six personnes, bénéficiant de distribution alimentaire, inscrites pour six fois maximum. En fin d’année 2025, douze personnes ont pu y participer.
Le bilan et les retours des personnes ont été très positifs et le projet a été renouvelé en 2026, associé à un atelier bien-être avec le même groupe, qui favorise la confiance en soi.
« Remobilisation avant de se positionner », SDSEI Est-Béarn
Cette action de remobilisation part du constat que des bénéficiaires connaissent beaucoup de difficultés à identifier ce dont ils sont capables et le sens et la valeur de leurs capacités. En préparation aux entretiens professionnels, elle s’est appuyée sur des entretiens individuels visant à aider les bénéficiaires à identifier, nommer et valoriser leurs compétences et savoir-faire, souvent sous-estimés. Ce travail a favorisé la reprise de confiance, une meilleure compréhension des parcours personnels et professionnels, ainsi qu’une capacité accrue à se projeter vers un projet ou un emploi. Cette action a également constitué un appui pour les parcours d’accompagnement ultérieurs, en apportant des éléments structurés utiles au suivi des personnes.
Protection des personnes, des biens et de l’environnement
Service départemental d’incendie et de secours
Les Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) sont chargés de la protection et de la lutte contre les incendies et autres types d’accidents, sinistres et catastrophes, des secours d’urgence à personnes. Ils participent également à la prévention des risques et à leur évaluation.
L’activité opérationnelle de 2025 a augmenté de 1,2 % avec 42 511 interventions dont :
- 34 313 secours à personne
- 3 513 accidents de la circulation
- 2 135 incendies
- 1 963 protections des personnes, des biens, des animaux et de l’environnement
- 587 risques technologiques
Effectifs (1er janvier 2026)
- Sapeurs-pompiers professionnels : 517
- Sapeurs-pompiers volontaires : 1 879
- Personnels administratifs et techniques : 113
Éléments financiers
- Principal financeur du SDIS 64, le Département porte en 2025 son soutien global au budget de fonctionnement du SDIS 64 à 36,09 M€ (+ 2 % par rapport à 2024)
- En investissement, le Département intervient toujours à 30 % du montant investi sur les projets bâtimentaires
Les interventions marquantes de l’année
Cinq interventions méritent d’être soulignées.

© Nicolas GENDRE – SDIS 64
Incendie d’un immeuble en construction sur la commune de Lescar
Le 6 mars 2025 à 20h30, le Centre de traitement de l’alerte (CTA) a été alerté pour l’incendie d’un immeuble en construction sur la commune de Lescar. La particularité de cette intervention reposait sur les matériaux de construction de cet immeuble : bois et matériaux biosourcés. Ce sont 101 sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés au total sur cette intervention.

© Nicolas GENDRE – SDIS 64
Explosion dans un appartement
Le 17 août 2025, les sapeurs-pompiers sont intervenus à la suite d’une explosion dans un appartement au 5e étage d’un immeuble de Pau. L’occupant du logement souffrait du syndrome de Diogène. 50 sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur cette intervention.

© Sébastien HUSTE – SDIS 64
Feu d’appartement
Le 5 septembre 2025, les sapeurs-pompiers sont intervenus sur un incendie d’appartement s’étant propagé aux combles sur la commune de Tardets. Ce sont 74 sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés sur cette intervention.

© Paul DE SOUSA – SDIS 64
Accident de poids-lourd ayant chuté de 3 mètres
Le 17 septembre 2025, les sapeurs-pompiers sont intervenus sur un accident de la circulation impliquant un poids-lourd ayant chuté de 3 mètres sur la commune des Eaux-Bonnes. Ce sont 58 sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés sur cette intervention.

© Dorian GRIMAUD – SDIS 64
Feu de bâtiment d’habitation
Le 22 octobre 2025, les sapeurs-pompiers sont intervenus sur un incendie d’habitation collective sur la commune d’Orthez. Ce sont 66 sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés sur cette intervention.
